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Archive de la catégorie «Paris»

Il est vingt trois heures, je viens de rentrer. Voici un dimanche comme je n’en remettrais un de longtemps. Non pas que je sois mécontent de l’accueil qui me fut fait, au contraire.
J’ai dormi à Paris l’autre nuit et ce matin, je suis rentré pour être vis à vis avec Eugène qui faisait demi-tour. Quel [...]

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Notre chef d’atelier est parti en vacances ; voilà dix huit mois qu’il est là et pour la seconde fois, il prend deux semaines de repos payées bien entendu tandis que nous, il faut attendre trois ans avant d’avoir trois jours et au bout de vingt ans, c’est pareil. Enfin, c’est ainsi. Constatons et c’est [...]

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Le journal de Tanis

Tanis, récit d’une vie (Clichy, Paris, Gennevilliers, Montigny-Beauchamp)

Stanislas Guillot, dit Tanis, est né à Asnières en 1872 et mort en 1939.
Son père est boulanger. Il meurt usé par le travail et les infortunes le 28 octobre 1892.
Un de ses deux frères aînés, Albert, restaurateur à Vendôme, meurt à Versailles en 1918 des suites de [...]

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Le dirigeable Dixmude 1923

La catastrophe du ballon* (Dimanche) est éclipsée par la crue de la Seine et les inondations qui en découlent. Pour le premier comme pour la seconde, c’est la faute des déplorables circonstances atmosphériques que nous subissons depuis assez longtemps.
Il semble que pour ces évènements qui nous surprennent, on s’en remette à la [...]

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Il y a quatre ans, c’était la fin de la guerre. Il fallut beaucoup de temps pour y arriver ; il en faudra davantage pour revenir à une situation économique normale.
Et il y a vingt huit ans aujourd’hui que nous allions voir Pierre avec mon frère à Montigny. Ce soir-là une tempête violente soufflait. En [...]

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Ce matin, seize degrés. Cette fois, le thermomètre fait des folies. Je me suis levé à sept heures, c’est dire qu’il faisait jour depuis longtemps. Mon café dans le four du petit poèle s’était tenu tiède . J’ai eu le temps de vider mes ordures de la semaine et ensuite j’ai fait le ramoneur, puis [...]

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On descendit de la gare de l’est jusqu’à la Madeleine au restaurant Lucas où travaillait mon frère Albert.
Ensuite, on prit le tramway, ma mère, ma soeur, mon frère Albert, mon copain qui allait au havre et le maître d’hôtel de chez Lucas qui descendit dans les Batignolles.

Entre temps, le mal de tête s’était mis à [...]

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Sur mon salaire, en sortant de chez le père Durand, je donnais 5 [francs ?] au bureau [de placement].
Elle m’envoyait rue de la Croix Nivert à Grenelle.
Quand j’arrivais, je vis un monsieur habillé tout en noir. C’était le patron dans sa boutique. Je ne pensais pas qu’un oiseau si bien habillé allait passer la nuit [...]

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L’année [1897] commençait par un vendredi. Le lendemain, on m’envoya rue Chapon chez M. Durand, une cave avec un escalier en pierre, un vrai taudis de Paris. On faisait quatre fournées. Un vieux pétrin tout rapiécé qui fuyait quand on le grattait, alors, il fallait faire attention à ses doigts.
J’en sortis le 11 janvier 1897. [...]

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Le lendemain, je retournais au bureau [de placement] où il y avait foule. Le bar du coin de la rue Coquillière était plein et le bougnat en face. Donc du 15 au 21, ce fut  l’Odéon pour 0.15 à l’impériale. Assez souvent, je revenais à pied en regardant les étalages tous illuminés par ces sombres [...]

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Mais le moment allait venir où il faudrait que je cherche du travail à cette époque, la boulange était sous le régime des bureaux de placement. Il y avait Collin à St Lazare (c’est là que j’aurais du aller), Mousech à la Fourche (c’est là que j’allais) mais son bureau n’était pas bien fréquenté, Augustin [...]

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Il y a aujourd’hui sept ans, nous débarquions à [N...s] après avoir mis trois jours pour venir de Paris. C’était le moment de la débandade.
Qui y pense aujourd’hui ? Nous étions habillés, fallait voir ! Quand nous fûmes par quatre, le capitaine Colas nous dit que nous avions l’air de bohémiens. A qui la faute [...]

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Je suis allé avenue de Clichy chez l’opticien Baudonnat chercher le baromètre qui y était depuis le 4 décembre.
A Levallois, manifestation en souvenir de Louise Michel.

Les communistes en ont fait une sainte de ce parti qui est plutôt une secte.

Louise Michel, 1830-1905, institutrice, libertaire et anticléricale française.
Elle est née auchâteau de Vroncourt (Haute-Marne). [...]

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Je pris le tramway en face de la porte [de Clichy] et je descendis à la mairie de St Ouen pour attendre l’autre qui devait me mener à l’entrée de St Denis où j’attendais celui qui va à Aubervilliers. J’ai remarqué que le passage à niveau homicide existe toujours. Le Parc de St Ouen qui [...]

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Eugène m’a rendu visite cet après-midi. Il est dans un Bouillon Duval* à la place Clichy et la position est stable. Il m’a dit que cet après-midi, il y avait foule dans les tramways, autobus et métro.

Le Bouillon du 43 avenue de Clichy est aujourd’hui un Monoprix.
Les Bouillon Duval sont lancés par le boucher Pierre-Louis [...]

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Les funérailles de Sarah Bernhardt décédée lundi ont eu lieu aujourd’hui.
Je ne vis qu’une fois et très jeune la célèbre tragédienne. Mon frère m’avait emmené à la Porte Saint Martin* où l’on jouait Théodora mais le hasard voulut qu’à la fin du premier acte, nous fûmes obligés de nous en aller car mon frère [...]

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J’étais avisé que mon neveu Albert et Jeanne accompagnés de ma soeur seraient de retour à Paris ce soir vers 19h30 à la gare d’Orsay. Vers dix huit heures, je pris l’autobus jusqu’aux grands boulevards. Puis, celui-ci étant bloqué, à un certaint moment, je descendis. Je pris une rue qui menait vers la banque, de [...]

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En octobre 1896, de grandes fêtes se préparaient à Paris en l’honneur de la visite du tsar Nicolas II et de la tsarine [visite du Tsar Nicolas II à Paris. 5-9 octobre 1896].
Donc il arriva que j’étais libre pour voir ces fêtes.
Mon frère Albert continuait à travailler chez Lucas, Place de la Madeleine et moi, [...]

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Voici le dernier jour de mes vacances.

Ce n’est pas d’ici que demain je verrai l’aurore.
Je vais dire au revoir à ma chère Jeannette
Ainsi qu’à tous ceux qui furent de la fête.

On devient mélancolique de quitter ce qu’on aime
Si joyeux que l’on était il y a une semaine.

Que bien longtemps encore plein d’espérance,

Nous puissions revivre ces [...]

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Mardi 4 juillet 1922
Mon frère tire sa dernière semaine à St Louis. Il en est heureux et moi-aussi. A présent, je connais l’emplacement de cet hôpital que tant de générations ont connu. Il est spécial mais utile et sa renommée dépasse toutes les frontières.
 
Dimanche 9 juillet 1922
Dimanche de décembre averses et tempête jusqu’à quinze heures, [...]

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Les employés de la Ville de Paris veulent un mois de congé payé par an au lieu de vingt et un jours. On peut supposer qu’où il y en a trois un suffirait puisque absent. Il y a des bourgeois qui font seize heures par jour. Qu’est-ce qu’une bonne place ? C’en est une où l’on [...]

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Hier, je me suis fais faire ma tête, rentré à Paris ce matin, j’y suis retourné cet après-midi.
J’ai revu les vieilles bâtisses de l’hôpital St Louis, les arbres et les gazons fanés au mois de novembre étaient verdoyants ; les malades ne ressemblent pas tous aux lépreux de l’ancien temps, autant que je peux me le [...]

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La Tour

Il y a trente trois ans aujourd’hui, mon frère et moi étions sur la Place de la Concorde.
C’était le jour de l’inauguration de l’exposition de 1889. Tout Paris était en fête. Nous étions plutôt mal habillés. Notre père ne pouvait – et je le comprends- nous payer un complet tous les ans, [...]

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Cet après-midi, l’on a conduit à sa dernière demeure l’ancien chef des fours. A midi, une superbe couronne de fleurs naturelles était exposée. Elle avait été payée 450 francs. C’était un témoignage de respect et de reconnaissance à celui qui pendant trente années était resté dans la même maison et qui avait été obligé de [...]

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