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Archive de la catégorie «1929»

Quelques temps après moi, mon patron avait pris pour l’aider dans son portage sa belle soeur qui avait une fille nommée Berthe alors âgée de sept ou huit ans. Elle sortait de chez l’amiral Moucher, directeur de l’observatoire qui venait de mourir. Elle avait perdu son mari peu de temps auparavant, il devait être tuberculeux. [...]

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J’ai encore donné une séance de Flytox à la chambre.
Je crois que cette fois, je les ai. La bouteille est presque épuisée. J’aurais du faire ça au mois de mai. Que de temps j’aurais gagné et que d’ennuis et de dégâts en moins.

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On a encore trouvé un cadavre dans une malle en osier à Lille expédiée de Paris. Voilà encore un crime mystérieux. les policiers ne manquent pas de travail et dire que la bête humaine se perfectionne d’après ce que certains disent. Je crois qu’elle reste supérieurement sauvage.
J’ai acheté un flacon urodonal. Je vais suivre un [...]

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Ne pouvant dormir, je me suis levé. J’ai préparé mon feu pour ce matin et fait le ramoneur en même temps. Ensuite, je me suis lavé la tête et débarbouillé. La nuit est superbe. Je suis toujours certain d’avoir la visite de Françoise et il en est toujours ainsi. Les visites que l’on souhaite, celles-ci [...]

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Je me suis levé ce matin à 6 h10, il faisait un peu frais + 15°. J’ai donné un coup de torchon à la maison, me suis rasé et nettoyé ensuite. Je suis allé voir Albert qui m’a fait ma tête. Il a un jeune chat qui fait des cabrioles dans ses chaises, très rigolo. [...]

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” Enfin le 20 novembre arriva. Il faisait un brouillard glacial qui faisait que tous les arbres étaient blancs. Avec ma mère, un petit paquet sous le bras, nous allâmes prendre le train à la gare St Lazare. J’avais bien le coeur un peu serré et ma mère aussi.
Mais enfin, il fallait que je travaille.
Je [...]

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Meilleure température ce soir. En rentrant + 25 ° mais baromètre en hausse. Donc le soleil va continuer à resplendir.
En rentrant, sous la porte une lettre de Françoise pour dimanche elle s’annonce. Je ne ferai pas d’extra, au prix où est la vie. A Genève, grand discours de Monsieur Briand, ah la langue comme disait [...]

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Il paraît que Clémenceau est souffrant.
Il est âgé de 88 ans, donc né en 1841.
Si ma mère était encore de ce monde, elle aurait 90 ans.
Comme passe le temps.

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1929, mardi 3 septembre (la noce)

Chaleur anormale, on ne se repose plus la nuit. L’été dernier était bénin à côté de celui-ci. Les feuilles roussies des platanes en témoignent. Ce soir, dans la chaleur qui nous accable, je ne puis m’empêcher de songer au jour de la noce. J’étais placé au milieu de personnes que je n’avais jamais ni vues [...]

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Belle et chaude journée, ce matin + 19.
La Seine n’est pas trop haute mais enfin, il y a encore assez d’eau pour s’y noyer, témoin le drame qui s’est déroulé hier à Montesson.

Le zeppelin est en train de traverser l’océan.

Encore un attentat criminel dirigé contre l’Italie à Nice. Est-ce le moyen d’avoir la paix ?
22 [...]

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….
On descendit de la gare de l’est jusqu’à la Madeleine au restaurant Lucas où travaillait mon frère Albert.
Ensuite, on prit le tramway, ma mère, ma soeur, mon frère Albert, mon copain qui allait au havre et le maître d’hôtel de chez Lucas qui descendit dans les Batignolles.

Entre temps, le mal de tête s’était mis à [...]

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Sur mon salaire, en sortant de chez le père Durand, je donnais 5 [francs ?] au bureau [de placement].
Elle m’envoyait rue de la Croix Nivert à Grenelle.
Quand j’arrivais, je vis un monsieur habillé tout en noir. C’était le patron dans sa boutique. Je ne pensais pas qu’un oiseau si bien habillé allait passer la nuit [...]

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L’année [1897] commençait par un vendredi. Le lendemain, on m’envoya rue Chapon chez M. Durand, une cave avec un escalier en pierre, un vrai taudis de Paris. On faisait quatre fournées. Un vieux pétrin tout rapiécé qui fuyait quand on le grattait, alors, il fallait faire attention à ses doigts.
J’en sortis le 11 janvier 1897. [...]

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Le lendemain, je retournais au bureau [de placement] où il y avait foule. Le bar du coin de la rue Coquillière était plein et le bougnat en face. Donc du 15 au 21, ce fut  l’Odéon pour 0.15 à l’impériale. Assez souvent, je revenais à pied en regardant les étalages tous illuminés par ces sombres [...]

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Mais le moment allait venir où il faudrait que je cherche du travail à cette époque, la boulange était sous le régime des bureaux de placement. Il y avait Collin à St Lazare (c’est là que j’aurais du aller), Mousech à la Fourche (c’est là que j’allais) mais son bureau n’était pas bien fréquenté, Augustin [...]

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Je pense à Angèle qui m’a annoncé 11 personnes pour le 1er janvier. Ou veut-elle que je les loge, que je les assoie ? Alors, ça, c’est dépasser la mesure. Autant dire que l’on mettra un litre dans une chopine. Et avec cela, quel fouillis que la crèche ici. Des vieux rideaux dignes de feu-le [...]

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Il y a toujours les vingt et quelques années de boulange que je traîne comme les forçats autrefois traînaient leurs fers.

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Bientôt 22 heures, le poèle s’éteint. Donc allons nous reposer. On rêvera à Jeannette comme si elle était venue dimanche.

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[Evocation de St Denis, 1897, chez la mère Hubert]
Le petit frisé se nommé Léon. Il était là pour les courses et un peu de travail de bureau aux wagons-lits. C’était le mieux habillé de l’équipe qui mangeait chez la mère Hubert. Il y avait le chasseur au nez rouge comme une tomate. La gendarmerie [...]

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Donc j’étais en boutique comme on disait alors en terme de métier. J’ai dit ce qu’elle valait au point de vue pécuniaire.
Le fournil était de plain pied. Il y avait une cave pour mettre le bois en dessous. Il y avait une petite courette qui menait à un hangar et derrière un terrrain qui menait [...]

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Les tramways étaient tout sans dessus dessous. C’était l’orage qui les avait détraqués. Enfin, cahin caha, très mal à sa destination, on arrivait presqu’enr etard. Je serais allé me coucher très tôt mais on donne Hérodiade de Massenet et je ne veux pas laisser passer l’occasion d’entendre cette douce musique qui répond bien à mon [...]

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Etienne, m’a dit Jeanne dimanche, est devenu amoureux de sa demoiselle d’honneur de la noce [mariage d'Albert  et Suzanne]. C’est un garçon qui, paraît-il, était resté en dehors de toutes affections. La jeune fille dont il est tombé épris, a une jolie mémoire. Elle nous a récité tout un poème assez long.
Moi, je n’ai eu [...]

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Cette fois, j’ai revu Jeanne. Elle est venue à 16 heures. Elle m’a apporté ma chemise et est repartie à 17h15. Elle n’a fait que passer tel un météore dans la nuit étoilée. Elle m’a dit que Madame Achard était malade et qu’elle allait lui rendre visite. Or, comme c’est à Reuilly, je viens de [...]

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J’étais en train de déjeuner. C’était la fin août. Mon frère me dit : ” Tu sais que je vais bientôt partir au régiment. Il faut que tu reviennes à la maison, tu ne peux pas toujours rester là. Il faut que tu changes, tu travailleras à Paris. Je l’écoutais, pas très enthousiasmé de ses [...]

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Comme il ne vient plus personne, sauf Françoise qui ne va pas tarder à présent,  je parie qu’elle ne sera pas allée Rue Lamartine. Elle n’ose pas et puis, on ne fait rien pour l’attirer. Ils la recevraient tout de même mais quel gouffre entre elle et eux. Moi, ce n’est qu’un ravin mais pas [...]

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L’endroit du boulevard Victor Hugo à St Ouen où était le passage à niveau la nuit de l’orage a été submergé sous 1.90 mètre d’eau. Chaque fois qu’il y aura de fortes pluies, il en sera ainsi.
La fumée du fondeur Abonnat nous enfume tout le coin. Il veut rivaliser avec Citroën ce soir. [ Par [...]

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Les odeurs de Saint Denis méritent une mention particulière. Il en venait parfois la nuit, toutes portes closes, ça rentrait quand même.
Le 18 juin 1897 fut marqué par un cyclone qui se forma à Nanterre, traversa Asnières (Place Voltaire, un café en a gardé l’enseigne), il traversa la route de la Rivelle dans la plaine [...]

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[Ce jour], on finissait de manger, il pouvait être 13 heures, une grosse fumée s’éleva au-dessus de Montmartre. C’était les établissements Godillot qui flambaient. Ensuite, on alla à Pierrefitte voir Sitter, mon patron d’apprentissage. Ce fut la dernière fois que je le vis.
On repartit à Paris et moi et Albert, on passa la [...]

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En octobre 1896, de grandes fêtes se préparaient à Paris en l’honneur de la visite du tsar Nicolas II et de la tsarine [visite du Tsar Nicolas II à Paris. 5-9 octobre 1896].
Donc il arriva que j’étais libre pour voir ces fêtes.
Mon frère Albert continuait à travailler chez Lucas, Place de la Madeleine et moi, [...]

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