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Archive de la catégorie «1922»

J’ai travaillé ce matin ce qui me fait 53 heures pour ma semaine.
Les travailleurs municipaux qui viennent de se réconcilier avec le maire bolchevik de St Ouen eux font huit heures par jour avec la semaine anglaise, ce qui fait 44 heures de travail effectif. Ils ont raison car parmi ceux qui payent les contributions [...]

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Cet après-midi, j’ai serré la main à nos patrons et j’ai reçu mes petites étrennes.
Je n’ai jamais tant touché qu’à présent de la part de mes patrons cela s’entend, d’autre part c’est encore plus minime.

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Le vent souffle en tempête ce soir comme hier et la pluie tombe tandis qu’un chat miaule et que le baromètre baisse de plus en plus. C’est le mauvais temps dans toute sa splendeur.
Nos chefs aujourd’hui ont touché leur mois double ainsi que ceux qui sont payés au mois.

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Ce soir, une lettre de mon frère aîné sous la porte.
Pourquoi n’est-il pas venu dimanche ?  A présent, il a tout son temps. Pense-t-il que je vais entretenir une correspondance avec lui ?
Le jour de l’an se passera comme les autres années. Si le destin veut qu’il en soit ainsi. Or il m’est bien difficile [...]

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Le temps reste doux et couvert à part quelques éclairices toutefois il me semble que nous inclinons plutôt vers le mauvais temps.
Dans la nuit de samedi à dimanche, un cyclone a ravagé une partie des environs sud de Paris.
Le grand évènement du jour dont beaucoup causaient c’est la défaite de Carpentier le boxeur.
C’est bizarre comme [...]

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Encore une journée sombre. Les simples disent “il va tomber de la neige”. Certes, le froid s’est accentué tandis que le baromètre devient très élevé. Tout ce que l’on peut dire, c’est qu’il ne pleuvra pas au moins avant quelques jours.
Il y a vingt neuf ans, j’arrivais à Nancy, quartier Ste Catherine. Je n’étais pas [...]

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Il y a quatre ans, c’était la fin de la guerre. Il fallut beaucoup de temps pour y arriver ; il en faudra davantage pour revenir à une situation économique normale.
Et il y a vingt huit ans aujourd’hui que nous allions voir Pierre avec mon frère à Montigny. Ce soir-là une tempête violente soufflait. En [...]

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Le Sénat a commencé la discussion de la loi qui doit accorder le droit de vote aux femmes. De nombreux pays nous ont devancés et il serait extraordinaire que la République refuse aux femmes ce que les monarchies ont accordé. Puisque les hommes ne veulent plus voter, témoin les nombreuses abstentions qu’il y a à [...]

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Ce matin, Eugène est venu vers huit heures. Le mauvais temps avait cessé.
Après le déjeuner, nous sortîmes pour aller à Pantin sur la tombe de notre mère.
Nous prîmes le train tramway que nous connaissons depuis si longtemps pour la gare du Nord.
Il était 11 heures 33 au départ et vers midi à la gare [...]

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Il y avait longtemps que nous n’avions pas travaillé un samedi. Aussi, hier soir, ayant fait quelques courses, je ne me suis pas senti en train de rédiger mon journal.
Les cornes de la lune étaient bien émoussées ; de plus elle se montrait entourée d’un halo.
Ce matin, il a neigé une demi-heure et ensuite ce [...]

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Un journal parisien annonce que l’on a aperçu de nombreux vols d’oies sauvages.
Les campagnards en déduisent que nous aurons un hiver rigoureux. Au mois de Juillet, nos marins du littoral de la manche aperçurent un grand nombre de pieuvres.
Il paraît que c’est encore l’indice d’un hiver rigoureux. Certes l’été qui vient de se terminer fut [...]

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S’il fallait que je fasse le travail que mon père faisait à l’âge que j’ai atteint aujourd’hui, ce serait au-dessus de mes forces. Si, quand je rentre, tout était prêt à la maison, je pourrais aller me promener un peu, mais au lieu de cela, il faut que je fasse le ménage et ce n’est [...]

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Eugène m’a écrit hier. Il a commencé son nouveau métier. Lui a la plume facile quoique parfois ses lettres soient un peu obscures. Pendant la guerre, ce fut mon plus fidèle correspondant alors que certains ne m’écrivaient plus du tout, d’autres rarement. Aussi quand j’ai touché ma prime, je lui ai donné le pourboire et [...]

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Jeanne est venue me rendre visite cet après-midi. Je l’attendais et en fus très heureux. Tout un passé déjà bien lointain pour nous [renaît] quand nous sommes ensemble. Les années n’altèrent pas l’affection. Ils la fortifient. Nous nous sommes pliés aux circonstances inhérentes à notre situation mais nous restons tels qu’autrefois, elle et moi.

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Quand je pense à Clichy, rue Gobert, en face de l’école où je fis la plus grande partie de mes études, bien des souvenirs me viennent à l’esprit. Le nom des maîtres comme l’on disait alors, instituteurs aujourd’hui.

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J’étais avisé que mon neveu Albert et Jeanne accompagnés de ma soeur seraient de retour à Paris ce soir vers 19h30 à la gare d’Orsay. Vers dix huit heures, je pris l’autobus jusqu’aux grands boulevards. Puis, celui-ci étant bloqué, à un certaint moment, je descendis. Je pris une rue qui menait vers la banque, de [...]

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Quel contraste entre Clichy et Levallois !
Avec moi, descendez le boulevard Victor Hugo à Clichy aux larges chaussées bitumées éclairées par de triples becs et qu’aucun immondice ne souille.
Nous arrivons au pont du chemin de fer souterrain, ce pont auquel on fait des rallonges suivant les besoins. Il garde au milieu la voûte primitive sur [...]

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1922, jeudi 24 août

Eugène est venu me rendre visite . Cette fois-ci, il fait comme j’ai fait jadis. Il change de métier. Il va être veilleur de nuit. Le métier n’est pas fatiguant mais il faut rester seul douze heures. S’y fera-t-il ? Voilà la question ?
J’oserais penser que j’en doute ; enfin, nous verrons. Cependant, pour ses jambes, c’est le métier [...]

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J’ai des furoncles … ce que c’est d’être allé à la campagne ! Un peu plus et je serai forcé de me reposer pour cause de maladie. Ironie des choses … pour une fois que je me déplace ! Vraiment, ce serait vexant et pas encourageant pour l’année prochaine. J’espère qu’il n’en sera rien. Pour que la [...]

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Il y a huit ans, c’était Charleroi où tombèrent tant de Français.
 
L’invasion suivait, c’était la première pagaille.
 
Qui y pense aujourd’hui ?    

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Il faut reprendre le contact, la vie normale va reprendre.
J’ai fait un pot au feu, quelle folie par ce temps. Oui mais j’avais des légumes de Troô.
Eugène et Françoise sont venus me voir cet après-midi. Ils sont toujours les mêmes ; ils se disent plutôt des choses pas très agréables à entendre. Moi qui considérait le [...]

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Voici le dernier jour de mes vacances.

Ce n’est pas d’ici que demain je verrai l’aurore.
Je vais dire au revoir à ma chère Jeannette
Ainsi qu’à tous ceux qui furent de la fête.

On devient mélancolique de quitter ce qu’on aime
Si joyeux que l’on était il y a une semaine.

Que bien longtemps encore plein d’espérance,

Nous puissions revivre ces [...]

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Jeudi 3 août 1922
Deux lettres sous la porte ce soir. Eugène reste à St Louis. C’est une déception pour lui causée par l’inattention de ses infirmiers. Jeanne et Albert à Troô très heureux de leur campagne. Quant à moi, ce matin malaise. Demain pas de café, du thé. J’ai des petites douleurs, points un [...]

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Hier de grandes affiches comme seuls peuvent s’en offrir nos bolchevistes tachaient les murailles parisiennes et invitaient le peuple à manifester en faveur de l’officier Marty traître à son pays.
Les croyants sont accourus comme les dévôts vont à la messe. S’il y a un Marty en prison en France, il y a bien davantage de [...]

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1922, samedi 29 juillet

Aujourd’hui, j’ai dépensé un argent fou. Il me semble que je ne suis pas près de renouveler les achats que j’ai fait ce matin. Il me faut six mois pour m’acquitter de ce que je dois à présent.
J’ai déjeuné rue Lamartine et suis rentré ce soir à seize heures sous un soleil éclatant et chaud.
Belle [...]

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1922, 26 et 27 juillet

Mercredi 26 juillet, A la ville de St Denis
Beau temps cela fait deux jours, y en aura-t-il trois, demain soir on sera fixé la-dessus. Eugène toujours à St Louis. J’irai dimanche. Samedi matin à la Ville St Denis si je n’ai pas la flemme. Je n’ai rien de convenable pour sortir or mes effets noirs. [...]

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Je n’ai pas pensé à demander à Jeanne le jour de son anniversaire, du vingt ou vingt deux je crois. Elle s’en va vendredi prochain dans la brousse.
C’est bien son tour de se reposer tandis qu’Albert fera du sport.

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1922, dimanche 23 juillet

Je suis victime de ma situation trop indépendante. Hier, j’aurais du aller à Paris. Je ne m’en sentais pas le courage. Ce qui me reste de ma cuisine aux carottes encore ce soir en fait foi. Et ainsi l’on croit que je reste dans mon trou par égoïsme comme celui qui est à l’hôpital [Eugène] [...]

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Journée d’été et de soleil mais cela durera-t-il. Il y a encore quelque chose qui cloche.
En face, on joue du piano. Ce sont les nièces ou les filles du proprio qui jouent pendant qu’il est affalé dans son fauteuil en fumant un cigare.
N’empêche qu’il pense que c’est lui qui a gagné tout cela, le gratte-ciel [...]

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Mardi 4 juillet 1922
Mon frère tire sa dernière semaine à St Louis. Il en est heureux et moi-aussi. A présent, je connais l’emplacement de cet hôpital que tant de générations ont connu. Il est spécial mais utile et sa renommée dépasse toutes les frontières.
 
Dimanche 9 juillet 1922
Dimanche de décembre averses et tempête jusqu’à quinze heures, [...]

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Les employés de la Ville de Paris veulent un mois de congé payé par an au lieu de vingt et un jours. On peut supposer qu’où il y en a trois un suffirait puisque absent. Il y a des bourgeois qui font seize heures par jour. Qu’est-ce qu’une bonne place ? C’en est une où l’on [...]

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1922, mardi 20 juin

 Ce soir, le temps est très calme et chaud. Il ne fait plus jour et ce n’est pas la nuit. Le boulevard est encore animé. En face un violon qui récite sa leçon. Il faut songer que dans huit heures, il faudra se préparer pour aller au travail et qu’il faut se reposer pour être [...]

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Hier je suis allé à Paris où suivant mon habitude Henri a fait ma tête et rectifié l’alignement de mes moustaches. J’avais un petit abcès au bout d’un doigt. Aujourd’hui c’est presque guéri et qui était la cause de ce petit mal si gênant ? Un petit débris d’os long de trois millimètres que je me [...]

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Les cinémas de Clichy annoncent qu’ils vont fermer victimes des taxes qui leur sont imposées.
Je n’en disconviens pas mais si près de Paris qui contient on le sait tant d’attractions de tous genres, quatre cinémas à Clichy c’était de trop pour avoir une salle comble chaque soir. Un ou deux au plus eut été suffisant. [...]

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Hier repas et j’en ai profité ces jours orageux vous dépriment. Je suis retourné à St Louis cet après-midi. Le grand [Eugène] comptait que le père Etienne lui verserait deux cent francs la maison vendue. Promettre et tenir, cela fait deux. Ah, si c’était lui qui le devait, on suarait le trouver. Je souhaite pour [...]

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Hier après-midi, nous avons eu le premier orage de la saison. Moi qui suis parti le matin en espadrilles, j’ai eu les pieds un peu mouillés mais ce n’était pas froid et ce soir le vent est au nord avec rafraîchissement. Espérons que les plus fortes chaleurs soient passées. Demain à St Louis, voilà pour [...]

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Enterrement de Monsieur Viargues décédé des suites d’une appendicite, collègue du Carbone lorraine.
Donc ce matin, à huit heures, à la petite chapelle, je me rendais. Le ciel était bleu et le soleil déjà chaud. La petite cloche tinta. J’entrais et m’assis près de la porte. Je n’étais pas seul. Pendant que l’orgue jouait, alternant avec [...]

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1922, lundi 18 mai 1922

Comme je revenais ce soir à six heures un tramway a happé un gamin qui imprudemment s’était jeté au devant de lui. Le wattman arrêta autant qu’il lui fût possible de le faire. Malgré cela, il fut insulté. Je ne vois pas que l’on puisse rendre responsable cet homme de l’imprudence d’un enfant. A cet [...]

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Au loin une voix avinée déverse un flot d’injures à une femme autant que je peux en juger. Encore une manifestation de la douceur humaine.

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Hier, je me suis fais faire ma tête, rentré à Paris ce matin, j’y suis retourné cet après-midi.
J’ai revu les vieilles bâtisses de l’hôpital St Louis, les arbres et les gazons fanés au mois de novembre étaient verdoyants ; les malades ne ressemblent pas tous aux lépreux de l’ancien temps, autant que je peux me le [...]

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La Tour

Il y a trente trois ans aujourd’hui, mon frère et moi étions sur la Place de la Concorde.
C’était le jour de l’inauguration de l’exposition de 1889. Tout Paris était en fête. Nous étions plutôt mal habillés. Notre père ne pouvait – et je le comprends- nous payer un complet tous les ans, [...]

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1922, jeudi 4 mai

 
Il y a vingt cinq ans aujourd’hui, incendie du bazar de la Charité. Cent vingt victimes, comme c’est loin, quand j’y pense, la grande roue du destin tourne inlassablement.

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Il y a aujourd’hui trente ans que j’allais à Montigny faire mon apprentissage de mitron. Ce jour-là, mon père me mit cent sous dans la main et me donna de nombreux conseils, n’ayant jamais quitté la maison paternelle. C’était presque un [monde] inconnu qui s’ouvrait devant moi.
Pour bien dire, ce métier de la boulange [...]

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Samedi 15 avril 1922
Visite rapide à Paris, j’ai vu Eugène dans son usine. [Nous] avons convenu que demain ils viendraient ici. [J’] ai fait connaissance avec Mandarin. La fraîcheur est revenue, [j’]ai fait de la brioche pour demain, [j’ai] payé les contributions, dépensé beaucoup d’argent et fait peu de chose à la maison.
 
Mardi 18 avril [...]

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Le bolchevisme est un produit boche.
C’est avec ce poison bon pour l‘exportation que l’Allemagne s’est débarrassée de la Russie. Le communisme ici est l’émanation du bolchevisme russe. Ils sont aux ordres de Moscou, sous le manteau hypocrite de l’internationalisme qui rappelle l’ordre des jésuites qui eux aussi étaient internationalistes. Ils travaillent pour l’Allemagne en en [...]

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Il y a vingt neuf ans aujourd’hui, c’était Pâques, déjà toute la verdure se montrait, le printemps était aussi précoce comme il est en retard cette année.
Il y a bientôt quarante ans, mon père avait un ami. Un jour, celui-ci lui dit à propos d’une conversation dont nous les gosses faisions les frais, qu’un enfant [...]

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28 mars 1922
La température froide continue avec les averses. Le soleil s’est quelque peu éclipsé mais je n’ai pas pu le voir étant en plain travail. René a refait des dents à ma scie ce qui fait que je vais brûler quelques grosses matraques qui m’encombraient depuis trois ans.
29 mars 1922
Il continue à faire froid, [...]

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L’Amérique ne veut rien savoir des soviets et elle a raison. Si ces dictateurs bolcheviks n’ont pas de pain pour leurs administrés, ils ont de l’argent pour semer le désordre dans tous les pays et aussi pour acheter des armes et des munitions. Antimilitaristes ici, les communistes en Russie donnent la première place à leurs [...]

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Des averses et du vent, ceci nous change du temps de la veille. Ce soir accalmie, clair de lune, température fraîche, soirée très calme que trouble de temps en temps une auto ou un tramway et les sifflets lointains du chemin de fer aux environs le bruit d’un marteau sur l’enclume ; ce doit être chez [...]

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Il y a dix neuf ans il faisait un temps de mois de mars comme il en fit un aujourd’hui. C’était un dimanche pur et ensoleillé comme on pourrait l’espérer en mai. Nous avions été invités à passer la journée chez mon beau-frère, quand je dis nous, je veux dire ma mère et moi.
En ce [...]

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