Ce matin, j’étais en train de passer le torchon dans la maison quand on frappe à la porte. C’était Eugène qui s’amenait. Il venait me chercher pour aller déjeuner avec lui, s’étonnant même que je ne sois pas prêt.
Je lui fis remarquer que je ne le pouvais. Il resta à déjeuner avec moi puis vers 14 h 30, nous filions vers la gare du Nord par l’antique tram tramway. De là, on reprit le tramway vers le Boulevard Sébastopol où j’allais chercher un seau que l’on nomme hygiénique. On passa chez Damoy, puis on reprit l’autobus pour aller chez son ancien cuistot établi Rue de Vaugirard au numéro 66 (Maison Meunier). Nous fûmes très bien accueillis. On fit à mon intention une superbe assiette de frites arrosée de picolo. Mais les meilleures choses ont leur fin. Vers 18 heures, il était trop tard pour remonter à Charonne, surtout que je pense que sa femme a du lui chanter quelque chose ce soir. Je le quittais à la rue de Rennes prenant l’autobus. Quel brouhaha que ce Paris et comme j’espère y aller le moins souvent possible. Toutefois, je me dis, puisque je suis à Paris, je vais aller rue Lamartine. Donc, je descendis à Notre Dame de Lorette.
En arrivant, je passais ma tête dans l’embrasure de la porte. Ma soeur était en train de coiffer, Henri de raser. L’une à ma question me dit que je pouvais monter. Je montais et personne, toujours mon seau à la main. J’en avais marre, j’étais énervé. Je repris le chemin de Clichy toujours mon seau à la main. Ce n’est qu’à la Fourche que je pris l’autobus. Et me voici arrivé.
Il était écrit que je coucherai ce soir ici. Il fait très frais ce soir, 10 je crois que la journée d’aujourd’hui qui fut passable est entre deux mauvaises.


