Tanis, récit d’une vie (Clichy, Paris, Gennevilliers, Montigny-Beauchamp)
Stanislas Guillot, dit Tanis, est né à Asnières en 1872 et mort en 1939.
Son père est boulanger. Il meurt usé par le travail et les infortunes le 28 octobre 1892.
Un de ses deux frères aînés, Albert, restaurateur à Vendôme, meurt à Versailles en 1918 des suites de la guerre.
Sa mère meurt en 1919.
Ouvrier à la Raffinerie Parisienne de St Ouen, puis mitron et ouvrier boulanger à Montigny Beauchamp puis à Paris, il travaillera ensuite au Carbone Lorraine à Gennevilliers.
En 1914, il est mobilisé et part depuis la gare de la petite ceinture de l’avenue de St Ouen pour la Gare de l’est. Il en reviendra meurtri près de cinq ans plus tard et reprendra son emploi au Carbone.
Il tint de 1921 à sa mort en 1939 un journal dont certains passages sont retranscrits ici.
Solitaire et mélancolique, il y évoque les moments heureux de l’enfance sur les fortifs, son amour entier pour Jeanne, la rupture profonde de la guerre, son aversion pour les doctrines politiques du moment.
Ce journal constitue un témoignage singulier sur la vie quotidienne à Clichy, Gennevilliers et Paris entre les deux guerres. Il est aussi prétexte à l’évocation des années avant guerre alors qu’il était “dans la boulange” à Montigny Beauchamp et dans diverses boulangeries parisiennes.
Tanis est mort à la Haute Bergère, à Trôo, près de Montoire.
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A sa mort, certains carnets jugés compromettants seront détruits par la soeur de Tanis.
Au-delà du journal, j’ai tenté de reconstituer l’univers qui fut le sien. Je me suis attachée à reconstituer les lieux évoqués par Tanis comme par exemple :
◊Le carrefour Chateaudun et le 44 de la rue lamartine où officiait Henri, coiffeur de lorettes et demi-mondaines et inventeur de la lotion Henri.
◊Le restaurant du Carrefour de Chateaudun tenu par Monsieur et Madame Meunier, amis d’Angèle et d’ Henri, les restaurants Chez Lucas, le Bouillon Duval de la Place de Clichy où travaille Eugène, frère ainé de Tanis
◊Les fortifs et les bonheurs des enfants de la zone
◊La gare de l’avenue de St Ouen de laquelle Tanis partit en 1914 pour ne revenir que 5 ans plus tard…




Dear Ms Gautheron,
I found your internet publication of Le journal de Tanis (including the entry for the “sad day” on 26 May 1936) rather by chance by “googling” the name of the house near Troo where he died, La Haute Bergere. I’m afraid I have not read much of the diary as my French is not very good and reading is slow going.
The reason for my interest in La Haute Bergere is that, at the end of last year, I bought the house and I am very keen to learn more about its history. If you have any information which you think I might be interested in, please do send me an email. I hope to hear from you.
Yours sincerely,
James Bertram