La catastrophe du ballon* (Dimanche) est éclipsée par la crue de la Seine et les inondations qui en découlent. Pour le premier comme pour la seconde, c’est la faute des déplorables circonstances atmosphériques que nous subissons depuis assez longtemps.
Il semble que pour ces évènements qui nous surprennent, on s’en remette à la fatalité. Alors que des esprits éclairés ont préconisé des remèdes dont on n’a voulu faire usage sérieusement.
Alors, c’est comme la guerre. Cela revient périodiquement au hasard des années. Ainsi, allons nous surtout là où l’on oublie facilement le passé pour ne songer qu’aux jouissances du présent.
Ce matin forte gelée blanche, journée brumeuse et froide. Le baromètre continue à la hausse mais lentement. Qui aura raison ? : la gelée blanche qui annonce la pluie ou l’instrument qui prévoit le beau temps ?
La catastrophe du Dixmude (23 décembre 1923)
Le Dixmude était un dirigeable Zeppelin LZ114, le plus grand dirigeable au monde pour l’époque. Construit en 1917, il arrive en France le 9 juillet 1920. L’appareil et son équipage disparut dans une tempête le 23 Décembre 1923 au large de la Sicile à Sciacca, touché par la foudre. Cette catastrophe fit 50 victimes dont 14 officiers. Seul le corps du Lieutenant de Vaisseau, Jean du Plessis de Grenedan*, Commandant le Dixmude, fut retrouvé par un pêcheur le 28 décembre.
Le Petit Journal du 6 janvier 1924 titre sur “l’agonie du Dixmude” dirigeable.
L’illustration n° 4218, 5 janvier 1924 “L’état-major et l’équipage du Dixmude” (article de 3 pages sur la perte du dirigeable, 4 photographies, une carte)
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