Ce soir, une lettre de mon frère aîné sous la porte.
Pourquoi n’est-il pas venu dimanche ? A présent, il a tout son temps. Pense-t-il que je vais entretenir une correspondance avec lui ?
Le jour de l’an se passera comme les autres années. Si le destin veut qu’il en soit ainsi. Or il m’est bien difficile de concilier leur présence puisque Henri ne tient pas à le voir. Sans sortir de la famille, on se trouve en présence de faits où malgré toute la meilleure volonté de vouloir arranger les choses, on bute sur des volontés inflexibles. Comment veut-on qu’entre les nations il n’en soit pas ainsi ?
Et voilà comment naissent les querelles, disputes où le suprème argument est la loi du plus fort. Jésus il y a longtemps a dit “Aimez-vous les uns les autres”. Pourquoi les hommes n’ont-ils pas cette maxime à chaque instant de la vie devant les yeux, parce que les sentiments de bonté, d’indulgence, d’amour restent écrasés et inopérants devant le caractère des hommes. Toujours le mal se dressera contre le bien, la haine contre l’amour, constatons ces choses et souhaitons qu’une éducation supérieure rendra les hommes meilleurs.


