Après une journée digne des pays tropicaux, où l’on se cache du soleil, il fut convenu qu’à l’heure où l’astre brûlant descendrait vers l’horizon, on irait à la pêche aux écrevisses.
Albert avait pris les devants, je n’étais pas très enthousiasmé d ’y aller.
Toutefois, Jeanne me décida et vers sept heures, nous étions sur le plateau qui domine la vallée du Loir pour redescendre ensuite dans la vallée où coule le ruisseau aux écrevisses.
Nous arrivâmes quand on ne nous attendait plus. Malgré la chaleur du jour, il faisait presque frais assis sur l’herbe bien ombragée par de nombreux arbres. Nous étions dans une clairière ; on but et on cassa la croûte. J’assistais à cette pêche que je n’avais jamais vue. Je sus que c’était que des balances car au retour j’en portais sept. Il ne faisait pas noir mais pas très clair non plus.
Nous étions une bande assez joyeuse et vers onze heures, on était dans la cave du Père Gauthier en train de chanter en dégustant le vin blanc du pays. Quand nous arrivâmes à la Haute Bergère minuit sonnait à un château voisin. Et voici comment je sais comment on prend les écrevisses.


