J’étais avisé que mon neveu Albert et Jeanne accompagnés de ma soeur seraient de retour à Paris ce soir vers 19h30 à la gare d’Orsay. Vers dix huit heures, je pris l’autobus jusqu’aux grands boulevards. Puis, celui-ci étant bloqué, à un certaint moment, je descendis. Je pris une rue qui menait vers la banque, de là au Palais Royal où je revis une boulangerie au coin de la rue de Valois où j’avais travaillé en 1899.
Puis je passais devant le restaurant du Boeuf à la mode de mon ancien camarade Augé. La nuit tombait.
Je traversais le Caroussel et remontais les quais jusqu’à la gare d’Orsay.
Il était 19 h.
Une foule était là, attendant les voyageurs qui débarquaient des trains,
cohue des gens portant des malles, colis et cherchant à reconnaître ceux qui comme moi les attendaient.
J’attendis ainsi une heure et quart et ne vis aucune figure que je connaisse.
Lassé, je repris le chemin de la rue Lamartine. la soirée était douce. Je traversais la Seine, les jardins des Tuileries. Je vis Paris bien éclairé et l’Opéra dans un ciel rouge violet.



