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Archives pour août 2007

1926, lundi 25 octobre

(20 Heures)
La pluie a commencé à tomber la nuit dernière avec vent fort S.O vers une heure. Elle a continué la journée jusqu’à 16 heures et ce soir au rond point en attendant le 73 je recevais une averse copieuse, très fraîche en effet ce matin + 8 et ce soir + 6. Le père [...]

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1936, mercredi 27 mai

Belle journée se couvrant le soir.
Nous ne sommes plus que quatre.
 
Je suis descendu à Troô ce matin avec Henri.
 
L’après-midi, j’ai lu un peu de vieux romans.
La chatte qui était si sauvage au mois d’août dernier est devenue très caressante.

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Quelques gouttes de pluies semblaient tomber à regret sur la terre.
Je pensais aux larmes que la tristesse et la douleur nous font tomber des yeux et à côté, dans la chambre toute fleurie de roses, mon neveu attendait dans la pâle clarté de la bougie.
Vers dix heures, deux hommes avec une petite voiture sur laquelle [...]

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Je voyais Albert allongé sur son lit de mort.
Que de roses autour de lui.
La lueur de la bougie faisait ressortir son pâle visage de jeune homme trop tôt enlevé à notre affection.
Je ne peux m’empêcher de pleurer.
J’écris sur la terrasse, une légère averse vient de tomber.
Pour aller me reposer, je repasse devant la chambre où [...]

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1936, mercredi 26 août

Il y a 15 ans aujourd’hui que j’ai commencé à écrire mon journal-mémoire, un soir que j’avais le cafard et que j’étais quelque peu souffrant, inquiet pour l’avenir.

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La mairie de Clichy a mis un grand calicot “Souscrivez en masse pour l’Espagne !”. Il est probable que de nombreuses mairies en font autant.

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Depuis hier, j’ai mal aux dents. Je me soigne car je crois que c’est un abcès dentaire qui se prépare. Je me souviens qu’au Chateau en 1916, je fus assez malade avec cela. Aujourd’hui, je ne suis plus sur la paille à [la ferme des Garati ?].
Quelle vie à cette époque et comme c’ était [...]

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Enfin, aujourd’hui j’étais libre. Depuis que mon frère insistait pour que j’aille le voir. Je me décidais après avoir passé la matinée en courses et à faire le ménage.
Donc, je pris le tram à 14h45 avenue de St Ouen et je roulais sur ma vieille ceinture jusqu’à Charonne. J’étais rue Stendhal vers 15h20. Je frappais, [...]

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Mon petit neveu est venu me trouver cet après-midi.
Cela lui a fait une sortie.
Il sait bien qu’ici, rien ne peut lui être refusé.
Il ne faut pas méconnaître les sentiments de cet enfant.
Il est aimant et comment, ne serait-il pas reconnaissant à sa maman Jeanne.
Il est si bien habitué avec elle. Peut-être qu’elle le gâte un [...]

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Il y a aujourd’hui sept ans, nous débarquions à [N...s] après avoir mis trois jours pour venir de Paris. C’était le moment de la débandade.
Qui y pense aujourd’hui ? Nous étions habillés, fallait voir ! Quand nous fûmes par quatre, le capitaine Colas nous dit que nous avions l’air de bohémiens. A qui la faute [...]

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1926, samedi 1er mai

… Encore un cahier que je termine. Demain, il faudra en acheter un autre. Ce que j’ai commencé ne peut s’arrêter qu’avec moi.

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1925, samedi 5 décembre

Je suis allé chez le boucher et en même temps, je suis allé voir Madame Lebon.
Sept étages à grimper, faut être jeune pour rester à des altitudes pareilles comme quand j’étais porteur de pain.

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Jeanne est venue à 15 heures et bientôt s’annonçait toute la smala, M. Baudot, sa femme, son fils, Amélie, ma soeur et Henri bien entendu. Ils étrennèrent mon fût de vin blanc que je venais de mettre en perce.

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Je suis allé avenue de Clichy chez l’opticien Baudonnat chercher le baromètre qui y était depuis le 4 décembre.
A Levallois, manifestation en souvenir de Louise Michel.

Les communistes en ont fait une sainte de ce parti qui est plutôt une secte.

Louise Michel, 1830-1905, institutrice, libertaire et anticléricale française.
Elle est née auchâteau de Vroncourt (Haute-Marne). [...]

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Ce voyage à Gennevilliers, c’est un esclavage qui commence le lundi matin à 6 heures et qui pour moi ne se termine que le samedi à midi.
 

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Le vieux m’a donné l’argent pour deux litres de vin blanc.
Ce matin, on en a bu un et demain, je porterai l’autre.
Il est prêt, il a touché sa pension ces jours-ci.
Sa pension du gaz, elle est bien méritée.
Il leur en a assez déchargé des bateaux de charbon à l’usine à gaz de Clichy.
C’est un métier [...]

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Ce soir, j’ai refait le cadre de Montigny. Il date de juin 1902, de la nouvelle boulange que le Père Pierre a ouvert mais où il n’est pas resté longtemps. Il y a là Emile. C’était la fête au village et c’est le photographe ambulant qui nous fit le portrait. Et puis un gosse qui [...]

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Je pris le tramway en face de la porte [de Clichy] et je descendis à la mairie de St Ouen pour attendre l’autre qui devait me mener à l’entrée de St Denis où j’attendais celui qui va à Aubervilliers. J’ai remarqué que le passage à niveau homicide existe toujours. Le Parc de St Ouen qui [...]

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Ce matin, un peu d’eau dans la cave. Hier la Seine a atteint 7 mètres. En 1910, ici il y  avait 1 mètre 50, ce qu’il ne faut pas oublier…

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Il y a aujourd’hui vingt neuf ans j’ai été libéré du métier militaire pour la première fois.
Nous étions huit mille à bénéficier de cette faveur.
Je crois que c’est la seule fois de ma vie où le sort m’ait favorisé. J’étais très content et ma mère encore plus.
Comme c’est loin et que de changements depuis. Combien [...]

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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de mon neveu. Je crois qu’il atteint sa quinzième année. Il en est au même point où j’en étais en 1887. Je commençais à travailler. Je portais le pain. Il faut convenir qu’il a un emploi qui lui offre une situation pour l’avenir. Tandis que moi, un jour, de chute en chute, [...]

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Eugène m’a rendu visite cet après-midi. Il est dans un Bouillon Duval* à la place Clichy et la position est stable. Il m’a dit que cet après-midi, il y avait foule dans les tramways, autobus et métro.

Le Bouillon du 43 avenue de Clichy est aujourd’hui un Monoprix.
Les Bouillon Duval sont lancés par le boucher Pierre-Louis [...]

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Les funérailles de Sarah Bernhardt décédée lundi ont eu lieu aujourd’hui.
Je ne vis qu’une fois et très jeune la célèbre tragédienne. Mon frère m’avait emmené à la Porte Saint Martin* où l’on jouait Théodora mais le hasard voulut qu’à la fin du premier acte, nous fûmes obligés de nous en aller car mon frère [...]

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J’ai travaillé ce matin, ce qui me fait 53 heures pour ma semaine. Les travailleurs municipaux qui viennent de se réconcilier avec le maire bolchevik de Saint Ouen font 8 heures par jour avec la semaine “anglaise” ce qui fait 44 heures de travail effectif.

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Je pense à Angèle qui m’a annoncé 11 personnes pour le 1er janvier. Ou veut-elle que je les loge, que je les assoie ? Alors, ça, c’est dépasser la mesure. Autant dire que l’on mettra un litre dans une chopine. Et avec cela, quel fouillis que la crèche ici. Des vieux rideaux dignes de feu-le [...]

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Il y a toujours les vingt et quelques années de boulange que je traîne comme les forçats autrefois traînaient leurs fers.

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Bientôt 22 heures, le poèle s’éteint. Donc allons nous reposer. On rêvera à Jeannette comme si elle était venue dimanche.

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[Evocation de St Denis, 1897, chez la mère Hubert]
Le petit frisé se nommé Léon. Il était là pour les courses et un peu de travail de bureau aux wagons-lits. C’était le mieux habillé de l’équipe qui mangeait chez la mère Hubert. Il y avait le chasseur au nez rouge comme une tomate. La gendarmerie [...]

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Donc j’étais en boutique comme on disait alors en terme de métier. J’ai dit ce qu’elle valait au point de vue pécuniaire.
Le fournil était de plain pied. Il y avait une cave pour mettre le bois en dessous. Il y avait une petite courette qui menait à un hangar et derrière un terrrain qui menait [...]

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Après l’aventure de la Frette pour le conseil de révision, je repris le chemin de Montigny. Le patron Pierre se reposait de plus en plus à présent. Il faisait venir un homme de Paris à présent pour le remplacer et celui-ci restait toujours 15 jours. Moi, ce truc-là ne m’allait pas. Avec lui (Pierre), j’étais [...]

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L’hiver 1895-1896 ne fut pas comme le précédent. Il n’y eut que peu de gelée mais mon frère Albert avait atteint sa vingtième année et nous étions ce soir du 26 janvier 1896. Je ne suis plus trop sûr de la date. Enfin, pour ce jour mémorable, je me reposais, je ne me souviens plus [...]

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Après la fête, ce fut le 14 juillet. Le maire de la commune, Monsieur Aubert avait une villa avec jardins près de la gare de Montigny-Beauchamp. Il avait bien fait les choses. Pour les pompiers, les musiciens et d’autres, 200 brioches à 0.10 étaient commandées. Vers Quatre heures de l’après-midi (16 heures à présent), au [...]

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Les tramways étaient tout sans dessus dessous. C’était l’orage qui les avait détraqués. Enfin, cahin caha, très mal à sa destination, on arrivait presqu’enr etard. Je serais allé me coucher très tôt mais on donne Hérodiade de Massenet et je ne veux pas laisser passer l’occasion d’entendre cette douce musique qui répond bien à mon [...]

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Eugène m’a écrit hier. Il a commencé son nouveau métier. Lui a la plume facile quoique parfois ses lettres soient un peu obscures. Pendant la guerre, ce fut mon plus fidèle correspondant alors que certains ne m’écrivaient plus du tout, d’autres rarement. Aussi quand j’ai touché ma prime, je lui ai donné le pourboire et [...]

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Jeanne est venue me rendre visite cet après-midi. Je l’attendais et en fus très heureux. Tout un passé déjà bien lointain pour nous [renaît] quand nous sommes ensemble. Les années n’altèrent pas l’affection. Ils la fortifient. Nous nous sommes pliés aux circonstances inhérentes à notre situation mais nous restons tels qu’autrefois, elle et moi.

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Quand je pense à Clichy, rue Gobert, en face de l’école où je fis la plus grande partie de mes études, bien des souvenirs me viennent à l’esprit. Le nom des maîtres comme l’on disait alors, instituteurs aujourd’hui.

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J’étais avisé que mon neveu Albert et Jeanne accompagnés de ma soeur seraient de retour à Paris ce soir vers 19h30 à la gare d’Orsay. Vers dix huit heures, je pris l’autobus jusqu’aux grands boulevards. Puis, celui-ci étant bloqué, à un certaint moment, je descendis. Je pris une rue qui menait vers la banque, de [...]

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Quel contraste entre Clichy et Levallois !
Avec moi, descendez le boulevard Victor Hugo à Clichy aux larges chaussées bitumées éclairées par de triples becs et qu’aucun immondice ne souille.
Nous arrivons au pont du chemin de fer souterrain, ce pont auquel on fait des rallonges suivant les besoins. Il garde au milieu la voûte primitive sur [...]

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Etienne, m’a dit Jeanne dimanche, est devenu amoureux de sa demoiselle d’honneur de la noce [mariage d'Albert  et Suzanne]. C’est un garçon qui, paraît-il, était resté en dehors de toutes affections. La jeune fille dont il est tombé épris, a une jolie mémoire. Elle nous a récité tout un poème assez long.
Moi, je n’ai eu [...]

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Cette fois, j’ai revu Jeanne. Elle est venue à 16 heures. Elle m’a apporté ma chemise et est repartie à 17h15. Elle n’a fait que passer tel un météore dans la nuit étoilée. Elle m’a dit que Madame Achard était malade et qu’elle allait lui rendre visite. Or, comme c’est à Reuilly, je viens de [...]

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J’étais en train de déjeuner. C’était la fin août. Mon frère me dit : ” Tu sais que je vais bientôt partir au régiment. Il faut que tu reviennes à la maison, tu ne peux pas toujours rester là. Il faut que tu changes, tu travailleras à Paris. Je l’écoutais, pas très enthousiasmé de ses [...]

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Comme il ne vient plus personne, sauf Françoise qui ne va pas tarder à présent,  je parie qu’elle ne sera pas allée Rue Lamartine. Elle n’ose pas et puis, on ne fait rien pour l’attirer. Ils la recevraient tout de même mais quel gouffre entre elle et eux. Moi, ce n’est qu’un ravin mais pas [...]

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Le boulevard commence à s’animer.
Voici les Sita qui viennent de St Ouen pour aller ramasser les ordures un peu partout ; quand elles passent il est six heures.

Voici les Sita, les voitures spéciales pour ramasser les ordures de la ville de Paris qui viennent de passer venant de l’usine crématoire de St Ouen.

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Je viens de voir une affiche ou l’on annonce une conférence sur le pays des soviets avec film.
Prix d’entrée : 4 sous pour moi par exemple, 2 pour les chômeurs, 1 pour les enfants.
C’est cher pour bourrer le crâne des naïfs.
 

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Ce matin, je me suis levé à 5h45.
Il faisait encore presque nuit, puis quand je fus en route, je vis l’aurore, rouge puis jaune, très jaune s’étendant très loin puis il plut jusqu’à 11 heures.
Ce que j’ai vu aussi ce matin, c’est le cadran de l’horloge de la mairie de Clichy sous un verre rouge, [...]

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Paris

le Boeuf à la mode : restaurant du “copain Augé”
Gare d’Orsay
Rue Lafayette
Rue Lamartine
La ceinture

Rue Stendhal
Avenue de Clichy, opticien Baudonnat, la gare de la petite ceinture
Paris, les Halles, au chien qui fume : restaurant où Eugène Guillot travaille en 1923
Paris, chez Lucas, place de la madeleine : Eugène y travaille
Paris, le bouillon-Duval : [...]

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Je ne suis pas sorti cet après-midi. J’ai entendu le poste de la rue Turbigo – un violoniste a joué quelques morceaux – ensuite le concert Radiola puis la Tour.
Ce soir, le vent se réveille. La pression reste basse.
Tout va mal, le temps, les gouvernants, les gouvernés. A présent, je vais supprimer mes sorties. Je [...]

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1921, 17 octobre

 Il y a aujourd’hui trente deux ans, je rentrais dans un bagne industriel où je devais rester deux années passées. Je me demande à présent comment on pouvait s’empoisonner, se tuer lentement pour si peu de gain.

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La maison Leclanché dont j’use les piles pour ma lampe est fermée depuis un mois. C’était pourtant une vieille maison d’électricité. Elle datait du second empire.
S’il y en a comme ça un peu par toute la France, je ne vois pas bien la reprise économique annoncée par les chefs du laboratoire de l’expérience.

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